Eco-génération
Bienvenue sur Eco-génération !
si vous souhaitez devenir membre cliquez sur s'enregistrer

les particules atmosphériques fines tuent

Aller en bas

les particules atmosphériques fines tuent

Message par b2oo le Jeu 2 Sep - 0:38

De récentes études témoignent d’un lien entre la pollution atmosphérique urbaine liée à l’émission de fines particules et la mortalité quotidienne. Jusqu’alors, ces études étaient l’objet de critiques car elles ne permettaient pas de dissocier l’influence de la pollution des autres facteurs tels que le tabagisme ou encore la concentration en établissements hospitaliers.

Les particules fines en suspension mesurées par l'indice de fumées noires ou les particules fines en suspension de diamètre inférieur à 13 micromètres, c’est-à-dire 13 millionièmes de mètre (ou PS13) peuvent pénétrer jusqu'aux voies respiratoires, véhiculant à leur surface d'autres polluants pouvant être toxiques.

Trois catégories de particules

Les particules atmosphériques recouvrent une large gamme de taille qu’on peut diviser en trois catégories :

Les grosses particules, d’un diamètre supérieur à 10 micromètres, arrêtées par les moyens de défense naturels de l’organisme ;
Les PM10, particules dont le diamètre est inférieur ou égal à 10 micromètres, qui pénètrent dans l’appareil respiratoire ; catégorie elle-même subdivisée en deux catégories selon que leur diamètre est supérieur ou inférieur à 2,5 micromètres.
Le Comité de la prévention et la précaution, qui dépend du ministère de l’Aménagement du territoire et de l'Environnement, précisait, en 1997, que "ce sont les particules fines (diamètre inférieur à 2,5 µm) émises principalement par les moteurs diesel qui atteignent en plus grand nombre les alvéoles des poumons ; les particules de plus grande taille étant précipitées sur la muqueuse des voies aériennes, puis dégluties".

Une récente étude sur la pollution des grandes villes a confirmé que les citadins, en Europe et aux Etats-Unis, meurent plus jeunes à cause des particules microscopiques dans l’air.

A bout de souffle…

Menée par Douglas Dockery, une équipe de chercheurs a étudié le taux de mortalité et le niveau de pollution dans six villes américaines, en suivant plus de 8 000 adultes de plus de 16 ans. Grâce à des études croisées, la recherche1 identifie clairement les particules d’un diamètre inférieur à 10 micromètres comme une menace pour la santé. Les habitants de la ville la plus polluée (Steubenville) ont 26 % de risque supplémentaire de mourir jeunes par rapport à ceux de la ville la moins polluée (Portage). Leurs recherches allaient confirmer l’association entre la concentration en particules fines et la mortalité excessive de certaines villes américaines.

Une plus large étude, menée en 1995 par "l’American Cancer Society", allait conforter l’hypothèse d’un lien fort entre la mortalité et la concentration en particules.

Malgré l’accumulation de ces résultats confirmant les relations entre la pollution atmosphérique liée aux particules et l’augmentation du taux de mortalité, le lien restait l’objet de vives critiques. Car ces études ne pouvaient dissocier leurs résultats de facteurs tels que le tabagisme et d’autres risques pour la santé.

Une relation désormais confirmée

Ainsi, un organisme indépendant de recherche The Health Effects Institute a-t-il été créé conjointement par l’industrie et l’Agence de protection de l’environnement, sous l’autorité du Gouvernement américain. Durant trois ans, ses membres ont procédé à de nouvelles analyses des données. Testant différentes hypothèses, ils ont pris en compte des facteurs aussi divers que l’éducation, l’origine ethnique, le revenu moyen ou la concentration en établissements de santé, tout comme la concentration d’autres polluants, de la température et de l’humidité.

Résultat : la nouvelle analyse de données2 ne fait que confirmer les conclusions initiales reliant la concentration en particules en suspension et le taux de mortalité. Les conclusions du groupe d'experts confirment que les particules d’un diamètre de 2,5 micromètres sont plus dangereuses que celles ayant un diamètre de 10 micromètres. Ces résultats devraient faire taire les critiques, tant américaines qu’européennes.

Source: www.doctissimo.fr

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum